Design : Emmanuelle Charneau et Déborah Léa Girard Iduma / Crédit photo: Katya Konioukhova

L’artiste comme travailleur·se 

Jeudi 26 mars 2026 de 18 h à 20 h (ouverture des portes à 17 h 30)
Fondation Guido Molinari
Pour tou·te·s
Gratuit

Cette discussion réunira les artistes Fanny Latreille et Camille-Zoé Valcourt-Synnott, animée par Laurie Magnan, et portera sur les conditions de pratique des artistes, la (non-) reconnaissance du travail artistique et les enjeux de précarité qui traversent le milieu. Ancrée dans leurs recherches et démarches respectives, cette rencontre se veut un espace de dialogue afin de réfléchir aux solidarités possibles dans le contexte politique et socio-économique actuel. 

Le public est invité à rester ensuite pour souligner le lancement des célébrations du 60e anniversaire autour d’un verre de l’amitié !  

Crédit photo: Fanny Latreille

Fanny Latreille est née et réside sur le territoire non cédé connu sous le nom de Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal. Sa pratique interdisciplinaire gravite autour d’une approche documentaire de l’exposition. En déclinant sous plusieurs formes un sujet, elle matérialise une agrégation mentale par laquelle elle tente de définir le sens culturel de l’image. En général, c’est le rapport culture-histoire-politique qui motive son processus de recherche-création. Ainsi, elle a un intérêt marqué pour les manifestations culturelles et sociales qui nous mènent par-delà du temps.

Depuis 2020, elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives ainsi que dans des programmations vidéo, au Canada et en France, notamment: au Centre Européen d’Action Artistique Contemporaine (Strasbourg, FR), à la Galerie de l’UQAM (Montréal, QC), au Centre des arts actuels Skol (Montréal, QC) ou à Forest City Gallery (London, ON). Son travail a été récompensé par des bourses d’excellence et a été soutenu par le Conseil des Arts et Lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada et l’ONF.

Camille-Zoé Valcourt-Synnott (elle) est une artiste multidisciplinaire et travailleuse culturelle originaire de Québec (QC), maintenant basée à Saint-Jean-Baptiste (QC), un petit village dans la vallée entre Wigwômadenizibo (Mont Saint-Hilaire) et Wigwômedenek (Mont Rougemont), sur le territoire traditionnel de la Nation Waban-Aki. Bachelière en beaux-arts (Print Media) de l’Université Concordia en 2018, elle détient une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université NSCAD en 2020. Elle s’intéresse au travail invisible et non rémunéré qui existe en périphérie de toute pratique artistique et aborde ces tâches bureaucratiques comme du travail, comme façon de légitimer l’art. L’administration d’une pratique devient alors l’œuvre elle-même. Elle s’intéresse aux intersections entre les dynamiques de travail, de genre et de classe. Ses performances invitent à réfléchir à la valeur du travail de l’artiste, aux perceptions de la productivité et à l’endroit où la vie et l’art se rencontrent. Elle travaille aussi de manière collaborative sur des projets de performance participatifs. Le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Arts Nova Scotia, LOJIQ et Culture Montérégie ont soutenu financièrement sa pratique.

Crédit photo: Louis-Charles Dionne

Crédit photo: Katya Konioukhova

Laurie Magnan (iel/y) est travailleurse culturel·le basé·e à Tiohtià:ke/Montréal et est diplomé·e en histoire de l’art à l’UQAM. Iel s’intéresse particulièrement aux liens entre l’art et le politique, aux autopublications, aux rapports de pouvoir ainsi qu’aux luttes queers, décoloniales et anticapitalistes. Iel est directeurice générale de L’imprimerie depuis août 2023, membre du conseil d’administration de la coopérative Press Start au Bâtiment 7 et impliqué·e dans des projets collectifs de commissariat. Anciennement, iel a été co-coordonnateurice à l’Atelier La Coulée, ouvrière agricole dans une coopérative à Tadoussac, membre de collectifs féministe, anarchiste et de projets d’éditions indépendants. Ses projets se concentrent sur la mise en pratique de la théorie et la création d’espaces qui renforcent les communautés alternatives et marginalisées.

© L’imprimerie, centre d’artistes, 2026