Béatrice Hall

Le Prix Albert-Dumouchel pour la relève favorise l’émergence des nouvelles pratiques en arts imprimés en célébrant l’audace et la qualité de la recherche des artistes de la relève. Il s’adresse aux étudiant·e·s inscrit·e·s au 1er cycle en arts visuels ou tout autre programme connexe dont la pratique est liée aux arts imprimés. En collaboration avec Arprim, L’imprimerie offre à l’artiste gagnant·e une résidence de trois mois incluant l’accès en tout temps aux ateliers.

Crédit photo: Maïa Godard

Biographie

Lauréate du Prix Albert-Dumouchel pour la relève 2023 en partenariat avec Arprim.

Béatrice Hall est une artiste visuelle émergente basée à Tiohià:ke / Montréal. Détentrice d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, sa pratique se déploie principalement avec les arts d’impression et la sculpture, et elle explore des thématiques telles que la mémoire, l’archive personnelle, et le caractère éphémère de la vie. Lauréate du prix Albert-Dumouchel pour la relève, l’on compte parmi ses expositions récentes: Première impression (2026), Arprim; Fragments (2026), biennale Terraterre; Liberté? (2025), Aussenwelt; Passage à découvert (2025), galerie de l’UQAM; et Paramètres (2025), Place des arts. Béatrice s’implique et s’intéresse aux arts depuis ses études collégiales, où elle a complété un DEC en arts visuels. Par la suite, elle planifie réaliser un diplôme d’études supérieures en gestion d’organismes culturels au HEC afin de poursuivre son développement personnel et professionnel, et élargir ses connaissances sur le milieu artistique.

Instagram

Présentation du projet 

Guidée par la nostalgie et la mémoire, la pratique de Béatrice Hall explore l’image à travers les arts d’impressions, la céramique et le métal. Elle puise son inspiration et ses images dans ses archives familiales personnelles, afin d’exploiter ses dernières pour évoquer le glissement et la fragmentation des souvenirs. C’est à travers leur maniement qu’elle tente de se rapprocher de ces images ainsi que d’y inscrire sa mémoire personnelle. Béatrice, récemment lauréate du prix Albert-Dumouchel, présentait deux œuvres à Arprim. La première, Materfamilias, est un dytique qui met en tension une image de sa grand-mère et une mue de mygale. À travers ce dialogue, cette œuvre évoque les thématiques de la matriarche, de la féminité, ainsi que le caractère éphémère de la vie. La deuxième, Spectres Breaking Rust, est une série de vases qui explore l’objet du quotidien et sa capacité à agir comme vecteur de mémoire. Ces pièces utilisent le potentiel du vase comme objet vestige de son héritage, et s’inscrivent dans sa volonté de réinventer l’album-photos. À travers une recherche matérielle sensible, les œuvres présentées à Arprim entrelacent images, matériaux, ainsi que diverses parties de sa mémoire personnelle. Entre impressions, céramiques, et rouille, l’éphémère est gravé. Le spectateur est alors invité à réfléchir à ses propres archives et souvenirs, et les instants fugaces qui composent son histoire.

Lors de sa résidence à l’Imprimerie, elle compte approfondir sa recherche matérielle d’impression sur céramique, en plus d’élargir ses compétences en estampe. De plus, cette résidence lui permettra de réaliser plusieurs projets en tandem. L’on compte parmi ces derniers une œuvre pour la page couverture de la revue étudiante Ex-Situ, qui sera publiée en automne. Pour suivre ses projets et avoir un aperçu de son travail, vous pouvez consulter sa page Instagram, qu’elle utilise pour documenter certaines œuvres.

© L’imprimerie, centre d’artistes, 2026