Les Heures joyeuses d’août

Rencontre avec les artistes Rachel Echenberg et Maryse Arseneault

Le mercredi 28 août, dès 17 h

Membres, amateurs d’art ou simplement curieux, vous êtes tous conviés à cet événement festif !

Dans une ambiance décontractée, Maryse Arseneault et Rachel Echenberg nous présenteront leurs projets de création en cours. La soirée se déroulera sous une formule potluck, vous pouvez apporter un plat à partager, si vous le désirez et profiter du programme double de la soirée. Les enfants sont les bienvenus !

Rachel Echenberg
INCOMMENSURABLE

Incommensurable est une série de photos créée durant une résidence d’artiste avec ma famille sur l’Île d’Anticosti en 2018. Dans le contexte de ce paysage immense et isolé, nous avons créé quotidiennement des actions reliant nos expériences physiques à la proximité et à la distance géographiques, me permettant ainsi d’utiliser les relations elles-mêmes comme mesure de l’espace. Les images explorent les structures et le poids de dépendances familiales.

Cet été, pour les 10es Rencontres de la photographie en Gaspésie, une sélection de ces photographies est exposée à l’extérieur, à Percé et à l’Île Bonaventure. Sur ces sites, les images sont rendues dans un paysage, un peu similaire, situé au bord du Golfe du Saint-Laurent.

Rachel Echenberg est une artiste visuelle travaillant surtout en performance et en vidéo. Son intérêt soutenu pour les possibilités d’une empathie active a généré des œuvres qui mettent l’accent sur les rapports vulnérables, intimes et incontrôlables. Depuis 1992, le travail de Rachel Echenberg a été exposé, performé et visionné à travers le Canada de même qu’à l’international, soit en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Chili, aux États-Unis, en Finland, en France, en Irlande du Nord, en Israël, en Italie, au Japon, au Liban, au Maroc, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, et en Suisse. Plusieurs de ses œuvres vidéographiques sont disponibles chez Vidéographe à Montréal et Vtape à Toronto. Echenberg détient un Bac en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax, Canada (1993) et une maîtrise en performance visuelle, du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne (2004). Rachel Echenberg enseigne au Département des arts plastiques à Collège Dawson, Montréal.

Maryse Arseneault
LE GRAND VERRE

« Au-dessus des conifères s’étale un grand plateau de verre qui nous empêche de s’envoler »

(extrait chanson, Maryse Arseneault 2005)

J’aborde Le grand verre comme un laboratoire combinant le dessin, l’estampe, la vidéo, la sculpture et la performance afin d’explorer la mémoire intrinsèque de la matière et la performativité des objets; entre autres le gant, le gilet de sauvetage et le ventilateur.

Mes préoccupations artistiques s’appuient sur l’accumulation répétitive et le potentiel mnémonique de l’art action. Dans un contexte multidisciplinaire, j’examine la mémoire ancestrale, l’animisme et notre rapport à l’environnement. Avec une sensibilité contemplative, j’essaie de comprendre l’être non-humain et l’objet non-vivant comme matières actives, sources de connaissances et de potentiel créatif.

Le grand verre est une continuation poétique de L’art de s’envoler / flyer for Flight, un projet de recherche évolutif sur lequel je travaille depuis 2013, inspiré de rêves d’enfance où j’apprenais à voler. Si l’humain avait passé moins de temps à inventer des avions, est-ce que notre désir de s’envoler se serait manifesté autrement ? Aurions-nous développé à même notre corps l’habileté de s’envoler ? Comment affronter sa propre légèreté et sa peur de disparaitre ?

Maryse Arseneault aime le vent dans les feuilles, la petite glace cassante et les chants marins. Elle détient un diplôme de maîtrise de l’Université Concordia (MFA Studio Arts 2015), et continue de travailler en création multidisciplinaire à partir de Montréal. Acadienne de Moncton, elle présente son travail dans un contexte professionnel depuis 2005, notamment à la Galerie Sans Nom (2012), à Eastern Edge Gallery (2013) et à la Galerie du Nouvel Ontario (2015). En 2018, elle s’implique dans plusieurs projets, dont un premier essai de commissariat présenté à la galerie d’art Louise-et-Ruben-Cohen de l’Université de Moncton, ainsi qu’une participation au festival CONTACT à Toronto. Elle reçoit cette année une bourse du Conseil des Arts du Canada pour son projet de recherche L’art de s’envoler / Flyer for Flight. En combinant une pensée écologique avec le désir de se reconnecter avec la nature, elle poursuit ses interventions artistiques, entre autre au moyen de la performance, du dessin et de la vidéo.

Images
Bannière : Rachel Echenberg, Périmètre, 2018 et Maryse Arseneault, détail, Le grand verre, 2019.

© L’imprimerie, centre d’artistes, 2019