François Rioux en résidence dans L’Écrin

En vitrine dans L’Écrin

Du 17 août 2020 au 5 janvier 2021

L’imprimerie accueille François Rioux en résidence de création dans L’Écrin du 17 août 2020 au 5 janvier 2021. Il s’agira pour l’artiste d’étendre ses ailes au péril de se brûler à la lumière de l’aube. Soutenu par sa DragMother Miss Stella Stone, François tissera les ficelles d’un art action qui déstabilisent les systèmes et structures du réel.

Le phalène se laisse emporter
par ​le motif et le camouflage
un peu chargé, mais hospitalier
un regard,

Phalène

C’est la boîte de Pandore délibérément ouverte. Il y a une lumière le soir et elle ne s’éteint pas. On a même cousu un feu, pour que lâcher ne soit pas, et pour l’éventail des possibilités.

La première peau connaissait le froid, la seconde regarde la lumière. Dans une boite de nuit, une alcôve sur la rue, où l’ombre s’agrippe tranquillement aux objets, il y a de l’hésitation.

Le passe-muraille sent la résistance et la peur de rester coincé. Le Cryphia Muralis se fond dans le vert de gris, pour entrer à l’intérieur et l’habiter. Prête à porter, elle est suspendue. Elle attend un corps, même s’il chamboule l’espace chaque passage.

Abriter un temps propice à n’importe quoi, c’est se laisser emporter par ce qui nous distrait du «but», et ​sauter à pieds joints ​dans de sérieuses lubies.

J’explore en faisant des actions qui déstabilisent les systèmes et structures du réel. Je dirais que c’est comme se mettre à danser ​en remplissant un formulaire. Bref, trouver un moyen de se trémousser, à dos de motoneige comme à talon haut.

Ou bien encore, me tisser le plus beau des tapis, et envisager ma démarche comme une opportunité de m’y enfarger. Puis, jouer de la jambette olympique (ou de cabaret) avec tous cieux et ciels qui jouissent d’une démarche accrochante.

Je crée des situations ou des installations dans lesquelles je pratique l’art action. Ceci étant dit, cette façon de me jouer du réel permet de créer des images dans le médium de mon choix, que ce soit la sculpture, l’installation, la création de costumes, l’impression de paperasses excédentaires, la performance, ou le dessin. Ce sont tous des véhicules que j’emprunte à l’occasion pour transformer l’image. Mais cette circulation incessante à travers les médiums me fait souvent trébucher entre l’image et sa production. Ainsi, les images résultantes sont pour moi des transcriptions des diverses façons de jouer avec les codes et d’en faire des espaces de liberté.

François Rioux vit et pratique les arts à Montréal depuis 2009. L’artiste tient à remercier Miss Stella Stone pour son mentorat au projet.

En savoir plus sur l’artiste

Images
crédit photo: Pablo Elizondo

© L’imprimerie, centre d’artistes, 2021